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  Histoire de bars...
Transmis par: TheOne! actif Lundi, 27 Mars 2006 @ 07:00




Cette histoire va décrire mes différentes et plus ou moins encourageantes réussites et défaites dans l’apprentissage d’une technique particulière : celle du bar en mer ou plan d’eau marin aux leurres et plus précisément par la suite aux leurres de surface.

Je ne vous épargnerai aucun détail en commençant par la période de galère de 2 ou trois ans qui accompagnent chaque apprentissage. La bleusaille n’étant pas particulièrement douée pour ce qu’elle ne comprend pas, il faut d’abord commencer par analyser ses erreurs et errements pour savoir comment les éviter aux autres, nos futurs camarades de pêche d’un jour ou pourquoi pas, de beaucoup plus...



Ensuite viendra la période de compréhension du phénomène leurre de surface et comment maîtriser la bête qui ne sait pas nager, en comprendre son fonctionnement, pour que l’instrument devienne avec quelques subtilités de maniements, et de tactique, un outil maître dans la tromperie du poisson (et si possible pas du pêcheur…).

Enfin, le perfectionnement actuel du pêcheur et les futurs pistes pour progresser, une méthode personnelle, pour comprendre et si possible apprendre non seulement nos erreurs mais également en permettre l’échange avec d’autres.


1- La galère…

J’ai commencé à m’intéresser au phénomène pêche du bar aux leurres suite à quelques articles qui la décrivaient en différents termes plus ou moins compréhensibles pour le néophyte que j’étais, il y a environ 4 ou 5 ans, lors de mon emménagement sur la côte vendéenne avec celle qui est aujourd’hui l’auteur des photos de cet article. Cette adorable créature de rêve pour moi commercial au long cours qui n’ai jamais compris que l’eau douce, est une maniaque du bronzage, et il faut bien avouer que l’eau restant comme toujours l’habitat du poisson, j’avais du temps devant moi régulièrement…

Le démarrage de l’histoire, dans la vague en short par 30° une canne carpe et un emblem en main avec au bout un buldo et un train de plume ne fut guère encourageant… emmélage en série, tendinite du bras cause matos inadapté, brocouille cause technique inopérante, puis blocage de moulinet cause eau de mer corrosive, le daiwa n’a en effet pas aimé les bains d’eau de mer prolongés… 1ere leçon de la pêche en mer : ne jamais faire prendre de bain d’eau de mer aux moulinets, et rincer systématiquement cannes et moulinets à l’eau douce.

Deux autres essais au big-big, puis à la cuillère lourde, technique totalement inadaptée à la plage en pentes douces remué pratiqué à l’époque verront le même résultat, pas adapté, mes seules prises seront des paquets de goémon…

Je dois bien dire que j’ai failli renoncer. Mais lorsque que j’ouvre mon magasin de pêche (cotes et lacs à Challans 85), je rencontre de nouveau Jacques Teillet ancien détaillant vendéen (pour la petite histoire quand je débutai la carpe en 1989 il avait déjà su m’expliquer la préparation des fameuses noix tigrées et ses conseils avaient été plus que concluants) reconverti en agent commercial spécialiste du leurre. Accessoirement il en est tellement spécialiste également en tant que pêcheur qu’il finit second en 2004 à l’open bar des Abers. Ses premiers conseils seront sans appel.

Ma première saison verra la prise de quelques barillons (ndlr : ou barsets, bar qui ne fait pas la taille réglementaire de 36cm), ce qui pour moi n’est déjà pas mal après tant de difficultés.


2 – La compréhension du phénomène leurre de surface.

Mes méthodes du démarrage n’étant pas adaptées à la pêche du bord, pour nos plages ou zones de rochers en pentes douces, mieux vaut utiliser des leurres qui ne descendent pas comme les leurres bâtons, type Sammy 115 Lucky Craft, le Chihuaha 90 à 110 megabait ou encore le superspook d’excalibur.



Ces leurres ont pour particularité de ne pas nager par eux-mêmes, et de toujours flotter à la surface même quand vous les ramenez. Partant de là, le néophyte peut rester sceptique dans un premier temps et ne pas comprendre comment un truc en forme de cigare comme ça, qui en plus ne nage pas peut prendre du poisson. Et bien, pourtant ça marche, il suffit juste au pêcheur de faire le travail de l’animation. C’est vous qui faites nager votre leurre, pas lui qui nage sous votre ramené, et aussi de savoir dans quelles conditions le manier; et plus important, quand et où le manier…
Ça fait beaucoup d’inconnues, mais au final, ce n’est pas si compliqué.

Commençons par le début, il ne sert à rien pour moi de pêcher aux leurres de surface par eaux brouillées , c’est perdre son temps. Les conditions idéales sont : une eau claire, comme sur la photo qui suit...



Ce qui ne signifie pas nécessairement qu’elle doit être calme, par contre en Vendée, cette eau sera claire quasi systématiquement par vents d’est et souvent en coefficient de marée < 75. Un passage du vent à l’ouest ne signifie pas forcément que la pêche est terminée, la transition est excellente, ça donne un gros temps par eau claire, et c’est là que ça paye le mieux…Cela dit, ne vous arrêtez pas aux conditions : allez pêcher quand vous en avez envie, à vous ensuite de vous forger une expérience vis à vis des conditions extérieures, qui sont j’imagine variables selon les régions, tout comme l’idée qu’on peut parfois s’en faire dans une même région.
En quelle saison, je dirais idéalement de mars à fin octobre, début novembre tout dépend des températures extérieures.

Faut-il pêcher par marée descendante ou montante ? Du bord, je préfère pêcher en descendante pour des questions de sécurité, afin de ne pas se laisser bloquer sur un rocher par la marée, ici une paire de waders néoprène est bien utile. Idéalement faire 3 heures de descendantes jusqu'à l’étale basse (jusqu'à basse mer en fait…) puis la première heure de montante en faisant gaffe si le coeff est > 75, qu’elle ne remonte pas trop vite. Bon mais ça c’est la théorie, en fait si les conditions de sécurité sont réunies (exemple pêche sur une digue ou plan d’eau marin…) on pêche comme on veut.

Où le manier, ce leurre ? Je dirai partout où l’endroit est susceptible d’abriter du bar, c’est une pêche de prospection, il faut se forger ici sa propre expérience, mais j’affectionne les zones rocheuses, les coursives de sable parmi les roches, les à-pics rocheux, les digues enrochées, les épis en bois ou pierre faits pour retenir le sable sur les plages (Noirmoutier…), les parcs à huîtres, les entrées de ports, estuaires…D’une façon plus générale, suivez les mouettes. Qu’elle soient en train de piquer vers des proies ou posés sur l’eau, elles ne sont pas là par hasard et sont de précieux indices quant à la présence de poisson ; pas toujours du bar, mais bon...

Comment manier ce morceau de bâton sans vie qu’est ce leurre ? Bon, c’est là que ça se complique : c’est fort difficile à décrire sur le papier…
Le premier principe à retenir est que la station à l’arrêt du leurre dans l’eau, position tête vers le haut pour le Sammy et le Chihuahua est attractive, du fait que cette position inhabituelle pour du fretin attire irrémédiablement le poisson curieux qu’est le bar qui va donc aller voir…
Donc, on lance la bête, on tend le fil et on compte jusqu'à 5 ou plus dans sa tête, histoire de laisser le temps au(x) bar(s) – s’il y en a dans la zone - de venir voir qui est cet intrus tombé de nulle part.

Ensuite, il convient de donner un mouvement de rotation vers la gauche puis vers la droite et ainsi de suite tout en récupérant au moulinet pour faire ce qu’on appelle le « walking the dog ». Pour cela, ne commettez pas l’erreur que commettent 95% des débutants (moi aussi au départ…) c’est à dire de faire aller sa canne de droite puis de gauche tout en récupérant, ça ne marche pas comme çà.
Il faut, en fait, après le lancer positionner sa canne basse (canne <2.70m obligatoire…) à 90° par rapport à la direction du fil (scion à votre gauche pour les droitiers, l’inverse pour les gauchers), et donner des à coups d’une amplitude de 10cm environ toutes les 2 secondes toujours du même sens et du même coté, sans détendre le fil, et en surveillant en permanence le leurre qu’on voit bien puisqu’il flotte…le schémas ci dessous vous indique en gros comment ça marche.



Bon ça, c’est la théorie, mais en pratique, cette animation doit être impérativement entrecoupée de pauses plus ou moins longues, c’est souvent après reprises de l’animation que les touches surviennent.

Concernant le matériel, les leurres pesant généralement entre 12 et 20-25g, une canne carbone de 2.70m, puissances 15-40g ou 10-30g conviendra parfaitement, veillez bien cependant à la choisir avec des anneaux de qualité SIC suffisante pour la tresse, et une poignée courte qui ne dépasse pas du coude si vous êtes main sur le porte moulinet. Ma préférée dans ce domaine est la « Spinlure » d’Aston ci dessous.



Le moulinet si vous voulez pêcher en tresse devra être à enroulement croisé de taille 3500 à 4000 (taille rencontrée chez Tica et Shimano).
Idéalement un SA 4000, chez Tica et un Symetre FI 4000 chez Shimano sont parfait pour cet usage.



Pour la tresse, mon choix s’est porté sur une 13/100 verte de chez power pro je l’apprécie énormément, d’autres sont sûrement très bien, pour l’instant je n’ai pas de raison de changer. Ca fait 6 mois qu’elle est sur mon moulinet et j’attends encore d’être déçu.



Une précision particulière concernant la tresse en général, si vous maîtrisez mal votre « walking the dog » je veux dire en générant des mous dans la ligne, il se peut que des perruques apparaissent parfois même souvent, et ce quelle que soit la tresse utilisée. Le problème vient alors ici du pêcheur pas de la tresse (ne tuez pas votre vendeur il n’y est pour rien). Si cela persiste cela peut cependant devenir gênant, optez donc alors pour un nylon haut de gamme en 25/100 transparent ou bleu, vous aurez moins de soucis. Revenez plus tard à la tresse une fois que vous maîtriserez votre pêche, vos soucis auront disparu comme par enchantement… De même, quelque soit le filament choisi, il doit être correctement tendu sur le moulinet.
Mon choix cependant malgré les difficultés liées à l’apprentissage de ce maniement a été celui de la tresse, d’abord pour comprendre comment ça marche et ensuite, parce qu’on gagne 20m au lancer à résistance équivalente et que surtout on ne perd pas de leurres ou très peu en cas d’accrocs (on est pas à l’abri d’un lancer malheureux qui finit dans un rocher hors d’atteinte de waders, la tresse ici, résiste beaucoup mieux qu’un nylon ).


3-Les perfectionnements utiles

C’est avec ces nouvelles règles que j’attaque ma saison 2004, Noirmoutier étant mon objectif de l’année, cette île est pourrie de bars (de réputation) et l’eau y est claire toute l’année, j’y consacrerai quelques dimanches.
Mon meilleur et à la fois mon pire souvenir de cette saison est une matinée de fin octobre à Noirmoutier sur une pointe du coté du « Vieil ». Je me suis vu pendant la descendante, rater 5 bars maousses costauds (à en juger par les remous causés à la touche digne de l’amplitude de certains sauts de carpe). Ils ont tous fait des touches d’une rare violence, toutes ratées lamentablement après 1 à 3 secondes de contact.
Ca s’explique simplement : mon Sammy Aurora Black (coloris sardine), avait ses hameçons d’origine. Et ceux là rouillent relativement facilement, résultat leur piquant n’était pas au top. Sur place, je n’avais prévu ni pince à anneaux brisés, ni hameçons de rechange.
C’est aussi un bon conseil qui m’a été donné par d’autres suite à cette leçon que m'ont donné ces jolis poissons, ratés lamentablement : remplacer les hameçons triple d’origine par des owner ST34 ou ST41 étamés même s’ils ne sont pas usés… Si j’avais su ça avant…Ce genre de situation exceptionnelle avec des beaux bars, ne s’est jamais reproduite depuis…Un jour peut-être je les retrouverai, à force de chercher…
A mi-novembre , j’ai pris quelques barsets à moins de 10m du bord sur la célèbre plage de sable du bois de la chaise, à Noirmoutier, à côté des épis en bois après avoir vus des mouettes piquer à coté de l’un d’eux.

J’attaque 2005, avec la ferme intention d’en découdre sérieusement avec mes amis les bars, et surtout j’aimerais bien un jour arriver à en faire un qui passe la maille…
Le même programme est prévu pour mes rares jours de repos (1 par semaine…) les soirs de semaine ( ½ heures à 1 heure par soir) seront consacrés à la pêche sur la corniche à Saint Gilles Croix de Vie.
En plein avril, l’eau est exceptionnellement claire sur Saint-Gilles, du fait du vent d’est persistant et de petits coefficients. Je m’y remets quelques soirs, mais en ce début de saison la pêche est très difficile, seul un bar moyen montera en causant un remous à coté de mon Chihuahua, quasiment devant moi sans taper dans le leurre, juste pour chasser l’intrus qui le dérangeait.
Je ne savais pas comment faire face à ça, et j’ai eu affaire à la même situation le dimanche d’après à Noirmoutier, donc j’en ai parlé à Jacques qui me conseilla de placer un teaser devant mon leurre, une sorte d’imitation d’alevin suivi d’un papier brillant muni d’un hameçon simple placé en dérivation à 50 cm devant le sammy, ça simule une chasse de bars et décuple l’activité des bars d’après Jacques. Deux semaines après, me revoilà au bord de l’eau, et je pense essayer le même poste à Saint Gilles qui m’a valu une montée de bar. Mais avant d’y accéder, je me rends compte que la marée est en fin de montante et que 2 rochers imposants de bordure, longés par une coursive de sable ont d’1 m d’eau à leur pied, et ce à une vingtaine de mètre du bord. Je tente le coup en rentrant un peu dans l’eau. Et là je dois avouer que ce fut une véritable révélation, les trois quarts des bars se prenaient sur le teaser, parfois j’en avais 2 en même temps. Ce soir là, j’en pris une quinzaine, dont au moins 4 ou 5 entre 30cm et la maille. Et un de 40cm. Les plus gros se prenaient généralement sur le leurre de surface. Les petits sur le teaser. J’y retournai le lendemain, mais le vent était passé à l’Ouest déjà la veille et le gros temps était là, avec l’eau brouillée, et du goémon partout empêchant la pêche.

Après çà, ce fut le point de non-retour, je ne pensais pas vivre et penser pêche un jour pour autre chose que pour la carpe, et bien si c’est possible…C’est la magie du leurre de surface, le plaisir de voir le bar saisir son leurre, un peu comme le moucheur voit le gobage pour la truite c’est indescriptible, il faut le vivre.
Mes prochaines destinations à la faveur de trop rares « grands » week-end (2 jours, je prends du repos seulement les dimanches et jours fériés) furent encore Noirmoutier, L’île d’Yeu (Vendée), Larmor Baden en Bretagne et l’île au Moine.
Sur Noirmoutier je ne prendrai pas grand chose (et toujours aucun maillé), mais visiblement là plus qu’ailleurs la prise de beaux poissons rime avec le poste pêché, des initiés m’ont d’ailleurs renseigné à ce sujet. J’ai eu le tort de ne pas assez bouger sur cette île et toujours pêcher les mêmes postes, l’année prochaine j’essayerai les pointes de l’Herbaudière, de la Loire, et du Devin, d’après ces gars qui touchent gros et beaucoup. ils s’y trouvent davantage qu’ailleurs, de même qu’à 700m de la pointe qui m’a vu rater 5 bars l’année passée. Ce n’est ici que parti remise.
Sur l’île d’Yeu malgré l’ambiance tourisme plutôt que pêche qui domina lors de la courte journée que j’y ai passé, la pêche fut simple. Et au détour d’une crique plate comme un lac et déserte de touristes. Je n’eus besoin que de faire un lancer pour avoir un bar maillé… la suite sera plus dure, je n’avais pas trop envie de changer de poste, donc celui que je pratiquais ayant été dérangé je ne touche plus rien, un autre bar est monté à coté du leurre sans l’attraper, rien d’autre. J’aimerais franchement passer une semaine de vacance là-bas. Cet endroit est d’une beauté rare, l’eau transparente jusqu'à 6 m de profondeur… le rêve…



Sur l’île au Moine, ce fut un vrai calvaire, le flot de touriste un 15 août la faisait ressembler à une autoroute à vélo. Notre obstination à trouver un endroit désert a cependant fini par payer. Et après une descente infernale parmi les genêts nous voilà sur une plage déserte ou presque, une baie sur ma droite totalement ignorée par les rares touristes, je m’y essaye en short parmi les laminaires, je dérange deux beaux bars en maraude que je n’imaginais pas si près. Aucun d’entre eux ne s’intéressera à mon leurre…
Dans le même week-end une plage abandonnée près d’un parc à huîtres, a Larmor Baden, nous tente tous les deux. Je laisse ma femme à sa bronzette, pour tenter les laminaires près du bord sans rentrer dans l’eau, puis en y entrant, je dérange deux poissons que je vois partir sous mon nez, était-ce des bars, je penche plutôt pour des mulets. Plus loin, je m’avance prudemment dans la vase qui est décidément bien molle, il ne faudrait pas que j’y laisse mes pompes prudence…
Une chasse à proximité d’une zone de mouillage à bateau, me décide à m’avancer plus dans l’eau, 5 lancers après, un joli bar de 40 à 45cm sera pendu au teaser, je réveille ma femme avec un poisson dans les mains…



J’essaye ensuite plus près d’un autre parc qui se découvre, mais une de mes jambes s’enfonce dans un trou de vase jusqu’a la cuisse, d’un réflexe affolé je réussis à en sortir et je finis sur le cul dans l’eau trempé de partout. Temps mort je m’en vais faire une sieste sur la plage, faut que ça reste zen je ne vais pas y laisser ma peau…

En octobre, j’accompagne mon papa, entre les deux digues du port de Saint Gilles, pour lui montrer comment ça marche. Après tout ce n’est que le juste retour des choses 20 ans après qu’il m’est montré les bases de la pêche en eau douce, je suis vraiment content de lui montrer tout ce que j’ai appris…Dommage pour lui, par contre, ils ne sont pas décidés à part quelques bars qui montent à coté, dont un aperçu parfaitement qui devait passer les 60cm, le tout sans attaquer bien sûr. Aucun ne se pendra au bout de nos cannes.
L’arrière saison se fera dans un plan d’eau salin pourri de petits bars que j’ai découvert cette année, en ultra léger comme à la perche (canne 1.80m, 18/100, chihuahua de 90mm) , en 1 heure le matin avant de d’ouvrir le magasin j’en ai pris (et remis) une bonne dizaine, à plusieurs reprises un régal.


  • Les règles à retenir enseignements tirés de la saison 2005

    1) Il faut bouger souvent, ou progresser rapidement à la faveur de la marée sur différents postes ou pointes, les bars quant ils sont là sur Saint Gilles ou l’île d’Yeu en tout cas mordent souvent après moins de 5 lancers.

    2) Les pauses dans l’animation du leurre sont attractives par elles-mêmes, savoir arrêter où, animer le leurre quasi sur place est une source de touche fréquente.

    3) Il ne sert à rien de ferrer, tout au plus prendre contact, après avoir légèrement rendu la main.

    4) La partie terminale de la ligne en tresse doit être faite en fluorocarbone ou nylon pour rendre le combat plus agréable, réduire les décrochages et rendre la dernière partie de ligne plus discrète, si possible en diamètre pas trop élevé (30-35/100) maxi, pour une longueur d’1m50 environ. Si vous voulez la faire plus grosse, ce sera générateur de bouclage au lancer. Si les conditions imposent une tête de ligne plus grosse (moulière, parc) réduisez sa longueur à 70cm de manière à ce que la tête de ligne ne passe pas dans les anneaux.

    5) Cherchez les chasseurs en apnée ils connaissent les bonnes plages.

    6) Pêcher en descendante les grandes pointes c’est plus sécurisant, une bonne paire de waders vous fera gagner un temps précieux, et atteindre les pointes avant qu’elles ne soient découvertes totalement.

    7) Transmettez ce que vous savez, vous n’imaginez pas le bonheur que vous déclencherez...



    8) Pratiquez le no-kill, cette année j’ai pris environ 150 barsets pour 3 vrais bars maillés, il me semble que ce serait dommage de les priver d’un bel avenir…



    La question qui reste en suspend

    Certains beau poissons vus sont parfois difficiles à faire monter, j’ai parfois l’impression que nos billes dans les leurres les font fuir et à l’extrême le cliquetis des hameçons des leurres silencieux aussi. Il faut que cette année j’expérimente les leurres souples (les seuls vrai leurres silencieux ?) en surface et au fond pour voir si ça paye, quand je n’arrive à rien en surface.


    A+

    Guillaume

  • Histoire de bars...
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    | 6 Commentaires
    Disposition
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    Re: Histoire de bars... (Score : 1)
    par HBB (-)
    actif 27 Mar 2006 - 10:47
    (Profil Utilisateur | Envoyer un message)
    Salut,

    Ton article tombe bien, je dois essayer cette année le leurre de surface sur les bars de Pornic... Je profite de l'article pour citer un site dédié à la pêche en mer :

    http://www.pecheaubar.com/rubrique.php?rubrique=59

    Tout est dans le titre du site :-))... Mais il est question également de la pêche en mer " généraliste " et le la pêche éxotique.

    A +

    HBB


    Re: Histoire de bars... (Score : 1)
    par lull (-)
    actif 30 Mar 2006 - 13:35
    (Profil Utilisateur | Envoyer un message)
    Lus',

    Pas trop accroc à la pêche en mer, j'ai trouvé cet article super sympa. Un bel exemple d'adaptation et de progression au fil des années.
    Un fort bel article !
    Lull


    Re: Histoire de bars... (Score : 1)
    par karl (-)
    actif 30 Mar 2006 - 17:30
    (Profil Utilisateur | Envoyer un message)
    Très précis, ce retour d'expérience !

    Et hop, le bar nouvelle excuse pour trainer la savatte au bord de l'eau...:-))





       

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