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Un moulin pour mon bateau - épisode 1 : généralités |
Transmis par: ESOX actif Mardi, 05 Décembre 2006 @ 10:15
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UN MOULIN POUR MON BATEAU!
Nous commençons ici et maintenant ce qui sera une belle série consacrée à la motorisation de nos embarcations de pêche.
Pour nous simplifier la tâche, nous ne traiterons uniquement le cas « carpiste » (désolé Lucio!), ce sera déjà pas mal !
Donc de quoi motoriser un bateau (barque ou pneumatique) mesurant généralement entre 2 et 4m, et qui sert à transporter le matériel et le pêcheur jusqu’au poste, puis à déposer les montages, combattre les poissons, etc., et ce pour des sessions qui durent de 1 journée à 2 semaines le plus souvent.

changement de poste!
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Avant de détailler chaque type de moteur, et de se pencher sur les « accessoires » comme les batteries par exemple, il faut définir de quoi on a besoin exactement comme moteur, pour quel usage, dans quelles conditions, et …pour quel budget ! Car le choix ne doit pas être fait au hasard, et tous ont leurs qualités mais aussi leur défauts.
Et puis pourquoi s’encombrer d’un moteur : les rames, c’est fait pour les chiens ?
Personnellement, j’utilise les rames dès que je peux, et ce même si j’ai un moteur : économie des batteries ou de l’essence, discrétion, maniabilité, etc.
En fait les rames me servent dès que je n’ai pas besoin de mes mains pour autre chose, donc par exemple à l’aller quand je vais déposer un montage (au retour je rentre au moteur, comme ça j’ai une main pour tenir la canne), pour échosonder un poste pendant des heures (ce serait idiot de griller ses batteries à faire ça !), retourner à la voiture en cours de session, etc.
Il existe de nombreuses situations où l’on peut se passer totalement de moteur : quand on pêche à 2 (donc un qui peut ramer), et sur un poste accessible en voiture (pas besoin d’aller jusqu’au poste en bateau), etc.

A la rame ça le fait!
Mais pour tous les autres cas où l’on souhaite (ou que c’est indispensable) utiliser le bateau, le moteur rend tout de même de fiers services :
-quand on est seul : difficile de s’occuper à la fois des rames et de la canne, que ce soit pour déposer ou combattre,
-quand le bateau est chargé pour rejoindre le poste pour une longue session : c’est parfois impossible de ramer par manque d’espace à l’intérieur du bateau.

Dur dur de ramer dans le cas présent
-pour ne pas se fatiguer, tout simplement, surtout si le vent se lève.
Alors, thermique ou électrique ? ? ?
C’est la 1ère question à se poser.
Pour simplifier, le 1er à acheter est sans aucun doute un moteur électrique :
-autorisé partout ou presque où le bateau l’est aussi, contrairement au moteur thermique, régulièrement interdit,
-Léger (10kgs), silencieux, maniable …bref pratique,
-Bien plus facile à manier au ralenti, il est idéal pour déposer les montages, sonder, etc.,
-Dans les puissances utilisées habituellement par les carpistes, il est moins cher à l’achat qu’un thermique (mais il faut aussi ajouter le prix des batteries),
-Il ne nécessite aucun entretien ni connaissances particulière pour fonctionner.

dépose facile...
Ceci dit, il est des cas où le thermique est (presque) indispensable :
-dans les très grands lacs soumis parfois à des vents violents : quand la tempête se lève, il est parfois difficile voir impossible d’avancer à l’aide du seul électrique, en particulier avec un bateau pneumatique (grosse prise au vent). Par exemple, le Briseur et Saturnin ont recours à 2 moteurs électriques (et l’artillerie de batteries qui va avec !) sur leur grosse barque pour affronter les grands lac de l’Est, où le thermique est interdit.
-sur certaines rivières et fleuves où le courant nécessite une motorisation puissante, surtout en hiver et au printemps, ou suite à une montée des eaux par exemple.
Enfin, le thermique possède certains avantages sur l’électrique, qui ne sont pas de l’ordre de l’indispensable, mais qui facilite bien la vie quand même :
-une plus grande autonomie (avec un moteur électrique il faut prévoir de nombreuses et grosses batteries si on veut aller loin et vite),
-une vitesse de croisière et de pointe plus grande.
Ceci est particulièrement appréciable en grand lacs et en rivière, quand il faut parcourir de long et/ou de nombreux trajets pour rejoindre le poste (mises à l’eau rares, changement de postes fréquents, pêche uniquement de jour, etc.).
Mais comme signalé au début, le thermique a aussi ses inconvénients :
-Assez lourd en général, surtout les 4 temps (20kgs environ). On peut arguer cependant que si on considère le poids du moteur électrique + les batteries, un petit thermique reste plus léger.

Faites votre choix!
-Le bruit : on vous entend arriver de loin, surtout dans des gorges encaissées. Pour les amateurs de tranquillité comme moi, c’est gênant,
-Moins maniable pour les manœuvres délicates, comme la dépose des montages par exemple, même si bien sur ça reste faisable,
-il est souvent interdit, même sur certains grands lacs comme Orient, St-Cassien où il serait pourtant bien pratique,
-un moteur thermique tombe plus facilement en panne qu’un électrique, ce qui nécessite quelques connaissances et de mettre les mains dans le cambouis. De même l’entretien doit être régulier (hivernage par exemple).
L’idéal, vous aurez compris, c’est de posséder les deux, car ils sont complémentaires : le thermique pour se rendre sur le poste, et tenir tête aux mauvaises conditions météo, et l’électrique pour tout ce qui est dépose, combat etc.

Thermique ou éléctrique? Les deux mon capitaine!
Donc, sauf cas particulier, le choix se portera sur un moteur électrique en 1ère intention (plus « passe-partout », et permet de « se faire la main »), et pour les plus motivés, ou ceux affrontant des conditions particulières, ils feront l’acquisition d’un thermique en complément.
Il faudra bien sur prendre en comptes ses conditions de pêche habituelles (celui qui ne pêche qu’en étang n’a pas les mêmes besoins que celui qui écume les grands lacs Aveyronnais par exemple, ou que celui qui habite à côté du Rhône), et de ses projets/objectifs à moyens terme : un bon moteur c’est une bonne occasion de s’attaquer aux grands lacs ou à la belle rivière qui coule en face de chez soi…

Ce serait dommage de ne pas en profiter...
Ne jouez pas avec vos vies !
Je vais maintenant faire un petit aparté « sécurité », valable aussi bien pour un moteur thermique qu’électrique :
Les rames doivent toujours être à bord, en cas de problème (batterie à plat/panne sèche, ou au cas où le moteur tombe en panne), ainsi que les gilets de sauvetage ! De même, il est utile de toujours avoir avec soi un couteau ou une paire de ciseaux, et de quoi démonter l’hélice, au cas où quelque chose se prendrai dedans (par exemple une ligne, et en particulier de la tresse).
A très bientôt pour la suite de ce dossier complet : comment choisir son moteur électrique.
ESOX
Team Passion
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